Actualité

 

 

Rapports hebdomadaires

Vous trouverez les rapports de transformation et les chiffres sur la campagne actuelle sur le site de la sucrerie : https://www.zucker.ch/fr/entreprises/media/

 

 

Quand faut-il arracher ?

Les conditions humides compliquent fortement les arrachages. Malheureusement la croissance est quasiment inexistante chez les plantes fortement atteintes par la jaunisse ou la cercosporiose. Ce n’est pas une raison pour les arracher trop vite car leur qualité se dégradera dès qu’elles seront sorties de terre. Un stockage de plusieurs semaines à des températures supérieures à 5°C est prohibé.

 

Stockage

Des températures élevées dans le tas augmentent la « respiration » des betteraves et diminuent leurs teneurs en sucre. Ces pertes sont également plus importantes si le décolletage est trop bas, l’arrachage trop aggressif et si la période de stockage est trop longue. Il existe également des risques de développement de pourriture si la température d’un tas très humide augmente rapidement. Si des épisodes ensoleillés et chauds font suite à des précipitations importantes, la bâche devrait être retirée (partiellement) pour laisser le tas respirer et éviter qu’il monte en température. Les pertes suite à un stockage trop long peuvent atteindre 1% par jour. C’est pourquoi la meilleure place pour les betteraves qui ne sont pas transformées doivent encore rester dans le sol. 

 

Betteraves pourries

Selon l’Accord interprofessionnel aucune betterave ne doit atterrir dans l’usine. Exceptionnellement et en discussion avec la sucrerie des livraisons contenant un maximum de 10% de pourries peuvent être acceptées. C’est pourquoi nous vous conseillons de contrôler chaque parcelle avant l’arrachage et au besoin de marquer les zones litigieuses pour que le chauffeur évite de les arracher.

 

 

Même pied d’égalité pour le sucre suisse!

 

Téléchargez l’application Betaswiss

 

Sucre Suisse SA, la Fédération suisse des betteraviers et le Centre betteravier ont dernièrement lancé une application destinée aux producteurs de betteraves. Elle se trouve sur les plateformes de téléchargement habituelles sous le nom de « Betaswiss » puis vous y accédez grâce à vos codes d’accès de votre compte du planteur. De la part du CBS vous y recevrez des informations actuelles et « en temps réel ». C’est avec plaisir que nous nous lançons dans ce nouveau moyen de communication.

 

 

 

 

2020 – l’année du puceron

 

 

Les conditions météorologiques de l’automne sont déterminantes pour l’intensité des apparitions de pucerons au printemps suivant. Une défoliation précoce suite à des gelées nocturnes et des orages violents permettent de réduire fortement la population. Malheureusement les mois d’automne et d’hiver d’octobre à février ont été trop chauds. Les températures glaciales hivernales ont manqué pour une régulation naturelle de la population. Les œufs de pucerons sont très résistants au froid

 

(-11°C). Suite aux températures très douces en décembre, janvier et février nous devons malheureusement constater qu’une grande partie de la population a pu hiverner vivante. Ainsi la population était déjà énorme très tôt au printemps.

 

Toute la Suisse a été marquée ce printemps par une période de sécheresse très longue et une bise incessante. Les conditions chaudes en avril ont permis à la population de puceron ayant hiverné sur des hôtes d’hiver de massivement s’installer et s’établir. Le développement juvénile des betteraves était très retardé et hétérogène. De plus, les conditions sèches du sol n’ont pas permis une dilution optimale de l’insecticide en enrobage (moins bonne efficacité).

 

Fin avril/début a eu lieu le vol des pucerons ailés en provenance des cultures hôtes d’hiver vers les parcelles de betteraves. La ponte des œufs de coccinelles a eu lieu au même moment mais sont très dépendantes des températures et de l’humidité de l’air. Si les températures passent sous la barre de 12°C, le cycle de développement se stoppe. Le rafraîchissement durant les Saints de glace a probablement freiné les coccinelles dans leur développement. Ainsi la population d’auxiliaires était trop faible et ils n’ont pas pu venir à bout de cette énorme population de puceron. Malheureusement durant cette période rafraîchie, l’efficacité du Pirimor était également insuffisante et n’a pas permis de décimer correctement la population de puceron.  

   

 

 

 

 

 

Le sucre suisse est recherché - un film de la fédération suisse des betteraviers